Piles à Combustible - Hydrogène
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Dernière mise à jour:
8/10/2008
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LES PILES

Intro

Historique

Principe des piles
Les différents types
Applications automobiles

Applications stationnaires

Applications portables
Applications maritimes
Avantages et Inconvénients

Hydrogène

De la production au stockage

 
 

Les piles à combustible

 
 
 

Une technologie nouvelle?
Les piles à combustible sont présentées comme l'énergie de demain, en parallèle avec l'hydrogène. Et pourtant, elles ne sont pas une technologie nouvelle puisque leur principe de fonctionnement a été découvert en 1839
Jusqu'au milieu de ce siècle, elles sont restées oubliées, jusqu'à ce que l'on s'y intéresse de nouveau avec les programmes spatiaux des années 1960.
Depuis le début des années 1990, elles suscitent un nouvel intérêt qui semble s'être encore accru durant cette dernière période. Cet intérêt accru est dû à plusieurs facteurs: d’une part les recherches effectuées dans les années 70 et 80 sur les piles ont débouché sur de nombreux progrès technologiques mais aussi à un début de prise de conscience sur la nécessité de trouver des moyens de production d’énergie moins polluants, sur les réserves limitées en énergies fossiles (pétrole, gaz naturel, charbon) et les incertitudes liées à leur approvisionnement, sur l’augmentation des besoins énergétiques à l’échelle mondiale et enfin sur l'intérêt d'une production d'électricité décentralisée.
Cette 3 dernières années 2006-2008 ont vu des progrès réalisés avec de nouveaux prototypes (stationnaires, véhicules) même si on est encore loin d'une véritable percée sur le marché des piles. Cependant des changements dramatiques ont eu lieu sur le marché de l'énergie: le prix du baril qui n'a cessé de monter depuis début 2004 franchissant la barre des 100 dollars et atteignant 140 dollars en Juillet 2008. Malgré le récent répit sur les marchés, l'ère de l'énergie bon marché semble révolue. Les enjeux climatiques n'ont jamais été aussi présents. Par ailleurs, la Commission Européenne a affiché des objectifs ambitieux en termes d'énergies renouvelables, de réductions de gaz à effet de serre et d'efficacité énergétique. Reste à savoir dans quelle mesure piles et hydrogène participeront à ces objectifs. Même si articles, reportages, déclarations se succèdent, et si les piles sont présentées comme la solution à terme dans les transports (surtout automobile mais aussi maritime et aérien), la production d'électricité (et de chaleur), l'alimentation des portables (téléphone et ordinateurs), le chemin reste long jusqu'à leur éventuelle percée dans l'une quelconque de ces applications.
 

Durant ces dernières années, de nombreuses entreprises développent des piles ou leurs composants; des salons tournant autour de la pile et de l'hydrogène sont organisés régulièrement; les centres de recherche, universités et gouvernements s'impliquent dans les projets de recherche et développement "piles à combustible" et enfin, des programmes sont mis en place pour les tester dans des applications quotidiennes: depuis 2005, des véhicules à pile F-cell de Daimler sont en circulation aux Etats Unis, en Europe et au Japon. Mi 2008, Honda a décidé de louer ses prototypes FCX Clarity à des particuliers. D'autres véhicules existent comme la BMW Serie 7 Hydrogen, la Ford Focus Hydrogen, l'Equinox de Chevrolet. Des bus sont apparus dans les rues Européennes (27 dans le cadre du programme CUTE dans 9 villes): depuis le premier lancé dans les rues de Madrid en mai 2003, d'autres sont apparus notamment à Stuttgart, Hamburg, Barcelone, Porto, Stockholm, Londres. Des piles sont installées pour tester les applications résidentielles ou procurer chaleur et élecricité à un quartier. Des fabricants d'ordinateurs ont montré les premiers portables avec pile dès 2004. Reste à quand nous verrons effectivement la concrétisation de ces annonces. 

Pourquoi les piles?
L'un des facteurs déterminants de cette évolution vient des problèmes climatiques et de la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre (notamment de CO2). On recherche des moyens de production d'énergie moins polluants, notamment en accentuant la part du renouvelable dans le mix européen ou en améliorant l'efficacité énergétique. L'Union Européenne s'est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 8 pourcents par rapport à 1990 d'ici 2008-2012 dans le cadre du protocole de Kyoto. Des réductions encore plus importantes (20 à 30%) sont discutées pour 2020 par les ministres de l'environnement des EU27. La diminution réalisée en 2006 par rapport à 1990 pour les pays de EU15 est de 2%, néanmoins l'agence Européenne de l'environnement estime que les objectfs pourront être atteints en 2012. Seuls l'Espagne, le Danemark ou l'Italie n'atteindraient pas les objectifs sans mesure supplémentaire. Depuis Janvier 2005, les entreprises de secteurs spécifiques (production d'énergie, métallurgie, cimenterie, verrerie, céramique et pâte à papier) doivent participer à un marché de permis d'émissions (Emissions Trading System ou ETS) et sont tenues de limiter leurs émissions en fonction des quotas décidés par les gouvernements des 27 pays européens dans leurs plans d'allocations nationaux. Mais cela n'affecte pas le secteur résidentiel ou les transports. De plus, ceci n'est fait qu'à l'échelle européenne. La ratification du protocole de Kyoto permettra t-elle d'atteindre les objectifs fixés, alors que les Etats Unis ou la Chine n'y participent pas?

Un autre facteur clef vient des réserves limitées en énergies fossiles (pétrole, gaz naturel, charbon) et des incertitudes liées à leur approvisionnement. Ces énergies fossiles sont pour la plupart des pays industrialisés un facteur de dépendance énergétique important. Les tensions au Moyen Orient, les problèmes d'instabilité dans certains pays producteurs ne font que renforcer la nécessité de trouver une source d'énergie dont l'approvisionnement soit plus fiable. L'Union Européenne autant que les USA ont ainsi mis la sécurité des approvisionnements au premier plan de leurs préoccupations. Au delà de la sécurité des approvisionnments, il y a la quantité limitée des énergies fossiles. Les experts s'affrontent sur cette question entre les "peakistes" (ceux qui pensent que le moment où la production de pétrole va commencer à baisser est proche) et les autres. Mais que les réserves de pétrole suffisent encore pour 10, 20 ou 60 ans, elles ont une durée de vie limitée et le moment de penser à l'après pétrole arrivera. 

Par ailleurs, l'accroissement de la population mondiale et l'industrialisation des pays en voie de développement va entraîner à terme une augmentation des besoins énergétiques (électricité...). Dans le domaine automobile, malgré les progrès des moteurs en termes de consommation, les besoins globaux en pétrole sont en augmentation du fait de la croissance du nombre des véhicules au niveau mondial et de l'augmentation des distances parcourues.

Depuis 2004, le monde est passé dans un univers où l'énergie est chère, le baril à resque 150 dollars, le charbon à 200 dollars la tonne, le gaz à plus de 10$/MMBtu ont mis un bémol à l'assurance d'une énergie bon marché. Dans cet environnement, les piles pourraient devenir intéressantes. 

Dernier point enfin, les coupures d'électricité en Italie, à Londres et aux Etats Unis en 2003, et plus récemment la panne de Novembre 2006 mettent en relief les faiblesses du réseau électrique et de la production centralisée et mettent en valeur un moyen de production plus délocalisé.

Et l'hydrogène ??
L'hydrogène est souvent présenté comme le combustible du futur, et aussi comme le combustible idéal des piles à combustible. Entre pile et hydrogène, c'est le vieux problème de l'oeuf et de la poule: qui vient en premier? De plus, les piles n'impliquent pas l'hydrogène (on peut utiliser du gaz naturel, de la biomasse ou d'autres combustibles fossiles) et l'hydrogène peut être (et est déjà) utilisé dans d'autres applications que les piles.
Une transition vers l'hydrogène prendra du temps et doit dépasser des obstacles industriels, économiques et politiques. Tout d'abord, il n'existe pas à l'état naturel, à la différence du pétrole et autres gaz naturel. De plus, l'infrastructure adéquate (production, transport, stockage) devra être mise en place pour qu'un tel carburant puisse avoir sa place. Enfin, utiliser l'hydrogène devra être économiquement viable et être accepté par la population, ce qui nécessite un long travail de préparation en amont.
 
Alors: Mythe ou réalité? Certains imaginent une économie tout hydrogène, mais est ce techniquement et économiquement réalisable? Quel sera la place de l'hydrogène (et des piles) dans le mix énergétique à long terme? L'expérience de pays comme l'Islande nous apportera (une partie de) la réponse. Mais cela nécessitera un long travail de R&D (avec les budgets conséquents) que ce soit au niveau national, au niveau des compagnies privées ou de programmes de coopération internationaux.

 

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Ce site est destiné à tous ceux qui s'intéressent aux piles, à l'hydrogène et qui aimeraient en savoir plus. Il est devenu impossible d'être exhaustif sur un tel sujet: les piles à combustible et l'hydrogène ont de nombreuses applications et sont directement liées à des thèmes tels que les énergies renouvelables, l'effet de serre... De plus, le "monde des piles" est en constante évolution: nouvelles entreprises, recherche, partenariats entre les acteurs, prototypes...

Les piles à combustible sont une technologie que j'ai connue en Allemagne, où elles suscitent un très grand intérêt de tous les acteurs du monde politique, scientifique et économique (sans comparaison avec la France). C'est un sujet qui m'a tout de suite intéressée et depuis, j'ai eu l'occasion de pouvoir travailler dans ce domaine.

Anne-Sophie Corbeau, Ecole Centrale Paris, Promo 2000
anne-sophie.corbeau#centraliens.net



 
 
 

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